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    L'arbre de la liberté.

     

    l'arbre de la liberté.

    A l'occasion du bicentenaire de la révolution de 1789, le maire de Quitteur, M. Alain Maguet plantait en 1989 un épicéa " Picea Abies", à quelques mètres du monument aux morts. Dans un récipient en verre, hermétiquement fermé fut déposé un document mentionnant l'évènement et revêtu des signatures de tous les habitants de Quitteur. Ainsi fut observé le décret de la convention nationale du 3 pluviôse An II demandant qu'un arbre de la liberté mort ou disparu  soit remplacé. Ce décret a été confirmé par un arrêté du 29 fructidor An IV. Conformément à l'arrêté  du directoire exécutif du 26 pluviôse An VI, une fête fut  célébrée à la suite de la plantation de cet épicéa. Cette fête animée par de nombreuses scènettes fut organisée par l'association des amis de Quitteur et attira beaucoup de monde.  Hélas, cet arbre, cet épicéa, est très sensible à l'attaque d'un scolyte,petit coléoptère, qui dévore la partie vivante sous l'écorce , le cambium, où passent les sèves montantes et descendantes. Aggravé par les canicules, ce phénomène conduit au dépérissement complet de l'arbre.

    Ce scolyte ravageur de l’épicéa porte le nom de bostryche typographe - Ips Typographus -.

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    l'arbre de la liberté.

    l'arbre de la liberté.

     

    à gauche, trois scolytes adultes au milieu des déjections de leurs larves et prêts à s'envoler..

     

     

     

    à droite, leurs effets sur les épicéas de la Maladière comme sur tous les épicéas de Quitteur et d'ailleurs.

     

     

     

     

     

    l'arbre de la liberté.

     

    Notons qu'en Haute Saône, surtout dans les Vosges Saônoises au nord , il y a près de 3 millions de m3 de ces épicéas que certains appellent sapins, nom qui devrait être réservé au sapin pectiné "Abies Alba" ou sapin noir des Vosges.   Celui-ci épargné par le scolyte subit malgré tout,un stress hydrique et peut être atteint. L'insecte de quelques millimètres de long vit dans un état larvaire puis devient insecte parfait avant de décoller pour aller attaquer d'autres arbres et laisser  leur ancien hôte tel un squelette au branches sèches sans aiguilles. Cet arbre mort va être abattu sous la diligence de Madame le Maire.

    Après la disparition de l'orme et bientôt celle du frêne, 1,3 millions de M3 dans notre département et très présent dans le clos de Beaujeu, voici un autre arbre qui  s'efface de notre paysage.

    Cet arbre sera t'il remplacé comme cela se faisait dans la tradition par un chêne, un tilleul  ou un peuplier? Sinon disparaitra  le symbole de la tradition républicaine et de la cohésion nationale , l'arbre de la liberté , qu'il représente.

     

     


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    Été 2019

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    Voici  venir le temps des vacances pour ceux qui peuvent en prendre mais le temps des moissons et des labours pour les autres.

    Après une forte canicule qui a brulé les prés et tari le nectar des fleurs, quelques faibles ondées ont arrosé le paysage. Dans les prés grillés comme au sahel les bovins broutent une herbe rare et sèche. Les abeilles,pattes arrière tendues, ventilent la ruche pour en abaisser la température. C'est la vie qui va.

     

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    A la rentrée, les préparatifs des élections municipales commenceront à occuper les esprits et reviendront alors les sujets de préoccupations comme  le SPANC, de curieux investissements fonciers ou des travaux sans utilité.

    En attendant place à un florilège sur les abeilles en essaimage puis dans des endroits qu'elles ont choisis comme ruche et enfin en quête de nectar de potimarron !

     

    Repos estival et images Repos estival et imagesessaim à plat

     

    Repos estival et images

    Repos estival et images

     

     à gauche essaim logé dans le mur d'une église, dans la loge d'une ancienne poutre,à droite dans un tonneau en plastique (rarissime) en bas une abeille butinant dans l'or d'une fleur de cucurbitacée

     

     

     

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    La misère de la voirie forestière

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    Cet article fait suite à un sujet général consacré à la forêt du clos de Beaujeu page 58 des anciennes actualités repris ci-dessous à la fin de cet article.

    La forêt privée du clos de Beaujeu couvre 556 ha. Elle produit tous les ans environ 3000 tonnes de bois dont moins d'un tiers est exploité, le reste s'accumule et finit par pourrir. IL y a plusieurs raisons: la plupart des propriétaires sont âgés et ne sont pas motivés,ignorent parfois qu'ils sont propriétaires, les accès sont très difficiles,la voirie forestière  est quasi  inexistante ou n'a pratiquement pas  été entretenue. Aujourd’hui les exploitations se font avec des moyens lourds que les chemins sans fondations ne peuvent les supporter

    Cependant, les chemins ruraux, la voirie du village sont entretenus par la collectivité car ils desservent les propriétés:maisons, jardins, commerces. La voirie forestière dessert 1182 parcelles dont d'ailleurs certaines appartiennent à la commune. Il serait justice que la commune, comme c'était le cas auparavant entretienne ces chemins à usage collectif.

     

    Le maire d'un précédent mandat a déclaré :"je ne ferai rien pour la forêt privée" mais aujourd'hui l'exploitation et le débardage sont très difficiles voire parfois impossibles. Il existe pourtant un schéma de desserte de la forêt de Bellevaivre et il y a des possibilités de subventions. Il y a un trentaine d'années, le chemin dit de Sauvigney qui dessert près de 200ha avait été créé par l'association syndicale et permet aujourd’hui d'exploiter entre autres, les frênes qui meurent de la Chalarose et s'écroulent.

     

     

    Récemment, le chemin de la Barbotière a été utilisé par des engins lourds et vous voyez dans la vidéo ci-dessus comment il a été dégradé sur près d'un kilomètre après des pluies de seulement  30mm. Deux cents hectares sont ainsi confisqués où il y a de très beaux arbres à récolter!

    Le chemin des Ray-Chênes heureusement a été rendu accessible après la réfection du pont  et permet de déverrouiller 100 ha ceci à l'initiative du maire actuel. De même deux débuts d'accessibilité ont-ils été faits récemment,dont l'un malheureusement dégradé faute un à aqueduc manquant.. A l'heure  où la  gestion durable qui conjugue l'économie, le social et l'environnement, il est impérieux de permettre la récolte de ces bois et d'avoir une réelle politique forestière. Deux  usines se construisent en France pour fabriquer de l'hydrogène à partir de la biomasse,donc du bois: l'une à Vitry le François, l'autre à Strasbourg pour alimenter les bus municipaux. La forêt ne peut pas rester qu'une réserve à sangliers au profit de quelques uns.

     

    voirie forestière  voirie forestièrevoirie forestière

            grumes de plusieurs tonnes                            chemin transformé en agrainoir et souille à sangliers

    voirie forestière

                                               bois énergie transporté par des porteurs lourds- voir dernière photo-

    Il y a une trentaine d'années le chemin dit de Sauvigney,  a été renforcé grâce au concours du  CRPF. Il sert aujourd'hui utilement à exploiter les bois malades qui s'écroulent mais ont encore une valeur marchande. Mais depuis rien n'a évolué dans le reste de la forêt. Le chemin dit de la voie d'Igny est très dégradé et prend l'allure de celui de la Barbotière.

    voirie forestière

    voirie forestièrevoirie forestière

     

     

     

     le chemin de Sauvigney

     

     

     

     abatteuse forestière

           Cette forêt de 556 ha est morcelée en 1282 parcelles pour 299 comptes de propriétés avec plus de 500 propriétaires, indivisaires ou usufruitiers.

     

    voirie forestière

     

     

     

    les anciennes actualités: la forêt du clos de Beaujeu .

     

     

     

     

     


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    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beaujeu

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    L'église de BEAUJEU

    Lors de sa visite en 1823, l'archevêque de Besançon avait déclaré le bâtiment " frappé de de l'état ruineux" et avait menacé de le fermer. Après de multiples tribulations sur le financement, cette église qui avait été dépouillée lors de la  vente des biens du clergé et consacrée au culte de l'être suprême, il fut décidé de la rénover. Finalement après d'âpres discussions avec Quitteur, commune co-paroissiale, il fut  procédé à de grosses réparations qui ont conduit près de 70 ans plus tard  au bâtiment tel qu'il est aujourd'hui.Le clocher fut fait en pierres de Fouvent pour des raisons d'économie . le toit principal est de bel aspect avec ses tuiles  vernissées. Un érudit de Saint Vallier, M. Charles Galliet a fait un excellent ouvrage "Beaujeu dans 20 siècles d' histoire" où il  reprend depuis les origines jusqu'au début de la dernière guerre l'histoire du clos de Beaujeu. Cet ouvrage fut suivi par "l'avalanche de juin " qui relate l'histoire durant la dernière guerre.

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu                                         

     

     

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    L'église de Saint Vallier

    A Saint Vallier, il existe une belle petite église au clocher à tuiles vernissées. Cet édifice a des  proportions très harmonieuses. Dans les évènements qui émaillèrent la vie du clos, la question religieuse fit l'objet d’âpres conflits,controverses et dissensions, chaque hameau voulait être une paroisse, y compris Saint Vallier qui revint plusieurs fois sur sa volonté d'indépendance. Cette commune fut finalement annexée à Beaujeu. La messe y était encore célébrée il y a peu , lors de la fête du village.

     

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     L'Église de Pierrejux

    Au sommet du hameau de Pierrejux  était une ancienne forteresse romaine sur la quelle fut édifiée une chapelle transformée en église pour Quitteur et Pierrejux. Des plans furent faits; on les trouve aux archives départementales de Vesoul. La volonté d'indépendance conduisit Quitteur et  Pierrejux à ne pas vouloir financer la réfection de l'église de Beaujeu. L'église fut construite au moins partiellement mais diverses péripéties empêchèrent qu'elle ne fut achevée. Elle tomba en ruine et ses pierres furent utilisées pour ériger une maison après le bombardement de la Forge au début de la 2ième guerre mondiale. Les ruines de cette église inachevée  auraient inspiré un  tableau conservé musée  de Gray Deux plaques tombales rappellent la mémoire de deux curés de cette église.l'une,qui a été déposée derrière le transformateur, a servi à Quitteur pour boucher un puits. Elle porte des lettres gravées: hic jacet dominus jaco..........Pierrejux.., elle est antérieure à celle qui est fixée près de fonts baptismaux de l'église de Beaujeu : ci gist messire Claude Antoine Violet de Gray tres digne pretre et serviteur de l'eglise decede le 29 decembre 1975 .....

     

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beaujeules constructions et édifices religieux dans le clos de Beaujeu 

     

     

     

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu

     

     

     

     

     

     

     

     

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quitteur

     

    Le clocher du bâtiment municipal de Quitteur est aussi en forme, comme l'église de Saint Vallier, de  couronne impériale comtoise que Colbert, approuvé par Louis XIV, avait favorisé. Louis XIV avait recommandé d'utiliser cette forme de clocher en Franche-Comté en signe d'identité avec peut-être un rappel de l'ancienne appartenance de la Franche-Comté au Saint Empire romain germanique. La cloche utilisée pour les grandes occasions (alerte incendies, convocations du conseil municipal, fêtes...) est ornée d'un Christ en croix et d'une sculpture sans doute de Saint Joseph.

    Dans la cour  de ce bâtiment, il y a une croix à section carrée datée de 1836. Celle-ci a remplacé l'ancienne croix à section ronde que nos aïeux avaient connue et qui était au centre du village. Les 2 pierres supérieures du socle sont du 16 ième siècle. La plus haute est gravée du texte:" le 5 de may 1557 les hbts ( habitants) ont fait faire cette +" sans doute en action de grâce, Quitteur, ayant sans doute cette année là, été épargnée par la peste. Cette maladie était extrêmement grave, plusieurs épidémies ravagèrent la Franche Comté. A Quitteur, comme dans de nombreux villages, les malades étaient isolés dans un lieu-dit la Maladière où ils  étaient reclus avec interdiction d'en sortir ou d'être approchés.

    Quitteur possède aussi son lieu-dit la Maladière. Il  y a  encore 60 ans, on y voyait les ruines de construction et d'un puits où  les malades pouvaient puiser leur eau; certains arrivaient à survivre.

     

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeules constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeules constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu

     

     

                                                le globe avait servi de cible à un tireur allemand

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les chapelles du clos

     

    Depuis la création de la maison de soins de Beaujeu, les curés avaient pris l'habitude d'y célébrer une messe basse  pour les malades et les fidèles matinaux. Cette chapelle privée doit encore exister. En revanche la messe était dite  à la mi août devant la chapelle sainte Anne à la sortie de Beaujeu, sur le chemin d'Igny, à l'occasion de la fête de la Sainte patronne. La cloche ne peut pas y être actionnée par son balancement mais par le déplacement du battant, le logement de la cloche étant trop étroit.

     

     

     

    les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeu

     

    Croix diverses

    Le sentiment religieux en France fut très fort, le clos de Beaujeu n'y échappa pas .On y trouve de  nombreuses croix dont certaines sont appelées croix de mission. Il y est souvent indiqué le nombre de jours d'indulgence: les prières prononcées devant ces monuments permettaient de raccourcir du nombre de jours indiqués, la durée de la peine des défunts placés au purgatoire. D'autres croix ont été érigées comme croix de mission pour raviver l'ardeur religieuse ,elles étaient souvent le but de processions.

     

     

     les constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeules constructions et édifices religieux dans le clos de Beajeuales constructions et édifices religieux dans le clos de Beaujeu

    Christ de la Quenissière    Au dessus de Beaujeu                                                                           croix de mission à coté

                                                                                                                                                            du cimetière             

                                    le calvaire de Ratelot vers 1905     
     

     

     

     


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    2019

     

    Mais avant, vue sur le début de la petite rue des cannes * avec rétrospective: 

     

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    classe reconstituée Quitteur

    petite reconstitution

    Le temps est maussade.Il reste quelques lambeaux de neige tombée dans la nuit.Le début de la rue des canes est presque triste en ce jour de décembre et contraste avec la même vue, sans doute prise à la fin de la deuxième guerre mondiale en été. La maison du fond a brûlé. Les frondaisons des 2 marronniers couvraient toute la cour et les marrons faisaient la joie des écoliers qui les lançaient ou les transformaient en pipes. C'était l'école communale qui mélangeait  tous les âges sous la férule de l'instituteur en blouse grise, comme tous les élèves. Ces maîtres étaient de ceux que l'on appelait "les hussards de la république". Les cartes de France et du monde, affichées au mur, faisaient rêver et dans la bibliothèque du fond étaient exposés des  fossiles, des insectes, des crânes de mammifères locaux. Au centre de la pièce trônait un poêle. Devant le mur de l'école, on voit des troncs d'arbre apportés pour être débités pour l'hiver.

    C'était une autre époque!

    classe en 1928 ?

    Bonne année

     

     

    *avec deux n comme sur le cadastre Napoléonien d'origine et non avec un seul n comme certains le pensent. Canne sans doute en référence à la plante qui servait à faire les toits de chaume dont le dernier exemplaire ,Grande rue du paquis ,a brulé dans les années cinquante un soir d'orage par le "feu du ciel".

     

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