Le printemps est là ou presque,

Après un hiver pluvieux qui se termine par un grand froid, voilà le soleil. La bise souffle mais la lumière est là.Pour une première sortie, les abeilles vont chercher le pollen sur les noisetiers mais pour combien de temps encore, d'année en année les colonies meurent?
La cardamine hirsute, petite Brassicacée (ex crucifère), l'avait annoncé, il y a 15 jours. Hé oui, cette petite cardamine est de la même famille que le chou, le radis ou le colza. Son rôle d'annonciateur des beaux jours est plus glorieux! De plus elle est riche en vitamine C. On l'appelle aussi cressonnette . Elle se consomme en salade!
La gagée des champs a aussi sorti ses pétales jaunes aux sables de Quitteur en même temps que la doucette aussi appelée mâche.Le vent y a couché des pins. Le conservatoire des espaces naturels comtois prépare un nouveau plan de gestion.


A Quitteur, l'humidité a peint en vert les trottoirs et le prunier sauvage, au coin de la rue des cannes et de la rue du pâtis, a sorti timidement ses premières fleurs gelées pour la moitié.
Une prochaine mise à jour du site sera consacrée à la forêt de clos de Beaujeu.
En attendant un avant gout:la commune de Beaujeu possède 2 coupes, au lieu-dit "les bois Perrin"sur la route de Corneux. Ces 2 coupes ont été plantées il y a bientôt 30 ans de frênes très serrés qui, de toute façon, auraient été condamnés par la maladie Chalara Fraxinea.Il y avait là, avant, de très beaux frêne et de grands chênes.
A gauche le bourbier près de la route, à droite aspect du dégagement. Cliquez sur ces photos pour les agrandir
Quand l'ingénieur Freyssinet a réorganisé les canaux de France , le niveau de la Saône a été relevé et toutes ces zones anciennement appelées "prairie basse" sont devenues impropres à la culture .L'évacuation de l'eau y devint très difficile.Cette zone est classée en Natura 2000 aujourd'hui.

La commune semble intéressée à acheter les quelques douze hectares des parcelles "aux gros prés sur les Essarins" à gauche sur le plan. Il y aurait alors des gros travaux à faire de mise en état, de récolte des tiges actuellement présentes: saules, aulnes, frênes malades, installées depuis près de 30 ans et surtout ensuite des coûts de restauration forestière. Mais avec quelles essences?
Voilà d’importants frais à venir sur des terres à fort enjeu environnemental. Peut être y a-t- il des motifs autres que la sylviculture dans ce désir d'acquisition? Ci c'est le cas est-ce dans l’intérêt de tous? L'essentiel, serait alors que réussisse un projet qui engagerait pour 150 ans et pour lequel il n'y aura pas à rendre compte! Voila une lourde responsabilité pour les conseillers municipaux.
OPM other people money